Au palais des liens renoués
▲ Exposition au Palais Bondy par le Collectif Brazzzero — Mémoires minoritaires et le MICG ▲ 2025
En mai, je suis allée à la nocturne de l'exposition "Au Palais des Liens Renoués", donnant "vie à une archive queer en mouvement".
Ce qui m’a touché dans cet expo c’est ce parti pris consistant à soigner les traumas par la réactivation des archives, la remémoration des luttes passées, d’une Histoire tellement déchirée de la communauté Queer qu’on en oublie parfois qu’il en existe une. Se rappeler que le militantisme queer n’est ni hors-sol ni une mode, mais s’inscrit dans un continuum de luttes passées radicales, entre humour, violence et quelque part, a wild apparition of Britney Spears.
Je suis repartie avec la recette des cornichons (à la russe!) de Tante Zizi et le fanzine sur l’adultisme du collectif grecque Mikros Dounias (traduit en français), beaucoup de flys et prospectus (“sodomy is cool” ; “être mère : l’infernale aventure”), et le souvenir pregnant d’un guide d’exposition aux costumes baroques, animaliers et extravagants, interchangeables, et magnifiques. Merci pour cette exposition et cette nocturne où j’ai pu regarder autour de moi, et me sentir à la maison.
Je vous laisse avec des gens qui en parlent bien mieux pour vous présenter cet événement (passé, hélas) :
” Bienvenue au Palais des liens renoués, un espace où l’histoire s’imprime, se réinvente et se partage. Ici, affiches, tracts, fanzines et sérigraphies racontent des luttes, des fiertés et des mémoires souvent effacées. Pensée comme la maquette d’un centre d’archives queer idéal, cette exposition célèbre l’imprimé comme outil de résistance, de transmission et d’émancipation.
À l’heure du tout-numérique, cette exposition remet en lumière la puissance du papier, du graphisme et de l’édition indépendante. Elle invite à fouiller, manipuler, réactiver des récits, à faire revivre des gestes oubliés, à explorer des histoires fragmentées mais brûlantes de vitalité.” Source